jueves, 25 de abril de 2013

Colloque "Approches phénoménologiques de l'inconscient"

Evento: Coloquio "Enfoques fenomenológicos de lo inconsciente"
Tema: El inconsciente freudiano, entre psicoanálisis y fenomenología
Fechas: 16 y 17 de mayo de 2013
Lugar: Université de Liège, Université Catholique de Louvain
Idioma: Francés
Ingreso libre



 
L’inconscient n’est pas une invention freudienne et ne saurait concerner uniquement le champ de la psychanalyse. Plusieurs philosophies de l’inconscient ont émergé à l’âge moderne, dont l’une des premières et des plus célèbres est probablement celle de Leibniz. Au sein de la phénoménologie, Husserl lui‐même et, après lui, Merleau‐Ponty ont indiqué la voie possible d’une pensée de l’inconscient, tout en fournissant des éléments essentiels de sa critique. Cette critique phénoménologique de l’inconscient a été ensuite reprise à un niveau plus radical par Sartre et Henry, qui ont montré chacun à sa manière le caractère problématique et les insuffisances d’une position qui comprend l’inconscient comme une négation de la vie consciente ou comme une alternative à celle‐ci. Avant donc de s’imposer comme thème central de la psychanalyse, le concept d’inconscient constitue déjà un défi pour les diverses thèses sur la subjectivité qui se développent au sein de la philosophie moderne, dont la phénoménologie a hérité, en insistant sur sa dimension consciente et constituante.

Cependant, on ne saurait ignorer que l’approche freudienne de l’inconscient à partir de la pratique psychanalytique a changé de manière décisive l’orientation de cette problématique. Les thèses freudiennes appuyées par la clinique ont requalifié ce que l’on entendait traditionnellement par « psychique », ainsi que la ségrégation entre conscience et inconscient thématisée – et souvent âprement critiquée – dans le champ de la philosophie. Alors que l’inconscient avait été conçu comme une négation ponctuelle de la conscience, Freud opère un renversement radical en soutenant que le psychique est en réalité de part en part inconscient, alors que la conscience n’est qu’une qualité ponctuelle et intermittente de celui‐ci. Dès lors, une philosophie centrée sur la vie de la conscience, telle la phénoménologie, loin de faire abstraction de cette révolution freudienne, doit, au contraire, en prendre pleinement la mesure, si ce n’est que pour en formuler une critique avisée et féconde. Dans cette direction, de nouvelles approches sont à tenter dans le champ de la phénoménologie contemporaine, qui est susceptible de trouver dans la question de l’inconscient non seulement une limite, mais aussi un lieu inédit de réflexion.

Notre colloque se propose d’analyser les effets de la découverte freudienne sur la philosophie de la conscience et en spécial sur la phénoménologie. Pour ce faire, nous revisiterons tant les réaménagements conceptuels nécessaires afin de faire droit à la découverte freudienne que les arguments philosophiques qui pourraient mettre en difficulté la position psychanalytique sur l’inconscient. L’enjeu de cette réflexion sera d’établir s’il est possible de faire de l’inconscient une problématique proprement phénoménologique, qui tienne réellement compte des descriptions riches et précises ue la psychanalyse a pu nous en offrir.
 

Jeudi 16 mai
ULg, Salle des Professeur (Pl. du Vingt-Août 7, Bât. central A1, 1er étage).
9h-9h15 Accueil.
9h15 Denis Seron (FNRS/Université de Liège): Faut-il croire à l'inconscient?
10h15 Bruno Leclercq (Univ. de Liège): Les motifs entre activité et passivité de la conscience: Entre l'ordre des causes et celui des raisons.
11h15 Pause.
11h30 Maria Gyemant (Université de Liège): L’inconscient est-il une cause de la conscience?
12h30 Repas.
14h Bruce Bégout (Université de Bordeaux 3); Pulsion et raison chez Edmund Husserl.
15h Annabelle Dufourcq (Université Charles, Prague): Phénoménologie de l’imaginaire contre principe de réalité: Merleau-Ponty et l’inconscient.
16h Pause.
16h30 Grégory Cormann (Université de Liège): Emotion, mort et conscience: Le premier Sartre et Freud.
17h30 Nicolas de Warren (Katholieke Universiteit Leuven): L’inconscient de la nature.
18h30 Fin.

Vendredi 17 mai

UCL, Salle Jean Ladrière (Salle du Conseil).
10h Nicholas Smith (Södertön University, Suède): The proto-ethics of sensibility: How psychoanalysis can contribute to phenomenology and postcolonialism in understanding bodily encounters.
11h Laurent Perreau (Université d’Amiens, France): Inconscient et socialité.
12h Pause déjeuner.
14h Roland Breeur (Katholieke Universiteit Leuven): L'inconscience de l'automatisme parfait.
15h Délia Popa (FNRS/Université Catholique de Louvain): Traumatisme et répétition.
16h Pause.
16h30 Yasuhiko Murakami (Université d’Osaka, Japon): Le bruit et le flux – l'inconscient dans la recherche phénoménologique.
17h30 Guy-Felix Duportail (Université Paris 1): Vers l'origine de la psychanalyse.
18h30 Fin.

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